Je rêve qu’un matin, en ouvrant les journaux, les chaînes d’information et les réseaux sociaux, je découvre une actualité totalement différente.
Je rêve que la guerre du Golfe appartient définitivement aux livres d’histoire, que le détroit d’Ormuz est surtout connu pour ses paysages et non pour les tensions internationales. Je rêve que la guerre en Ukraine est terminée, que les soldats sont rentrés chez eux et que les frontières sont devenues des lieux de rencontre.
Je rêve que les dirigeants du monde se réunissent pour partager les récoltes, protéger l’environnement et construire des écoles plutôt que pour parler d’armes et de conflits.
Je rêve que les responsables politiques proposent des projets utiles et efficaces, capables de rassembler au-delà des clivages. Oui, je sais, mon rêve devient ambitieux.
Je rêve que les déficits publics se résorbent, que l’économie devienne plus lisible et que les statistiques arrivent enfin avec leur mode d’emploi.
Je rêve que les violeurs, les féminicides et le harcèlement ne soient plus que des souvenirs d’un autre temps. Je rêve que nos enfants puissent sortir, voyager, étudier et faire la fête sans que leurs parents aient à s’inquiéter.
Je rêve que les réseaux sociaux servent davantage à partager des idées, des réussites et des sourires que des colères et des insultes.
Je rêve que les informations du soir commencent par : « Aujourd’hui encore, aucune guerre, aucun attentat, aucun drame majeur à signaler. »
Je rêve que le climat retrouve un peu de sagesse, que les rivières restent dans leur lit et que les canicules cessent de battre des records. Je rêve aussi que les médecins soient suffisamment nombreux et que les déserts médicaux disparaissent.
Je rêve que les manifestations culturelles, les fêtes de village et les spectacles soient les seuls événements capables de faire les gros titres. Je rêve que la bonne humeur soit contagieuse et que la solidarité redevienne naturelle.
Puis le réveil sonne. Et je me dis que chacun peut transformer une petite partie de ce rêve en réalité.
Alors oui, je rêve encore.
Puis retour à la réalité. J’allume la télévision, j’ouvre mon journal et la vie politique poursuit son ballet : sénatoriales, législatives, présidentielles… Les candidats se succèdent tandis que les déficits publics demeurent, fidèles au poste.
Les débats économiques s’enchaînent, les experts commentent et une question demeure : quelle place reste-t-il pour les jeunes générations dans un pays qui parle beaucoup d’avenir mais négocie sans cesse son présent ? Et l’on finit parfois par se demander si la France est dirigée par des gouvernances successives ou par une équipe permanente de réparateurs budgétaires en astreinte.
Pendant ce temps, en Est-Charente, le climat joue sa propre partition. Après les pluies et les inondations, la chaleur s’installe déjà, laissant présager un été particulièrement chaud.
Heureusement, la bonne humeur résiste. Les manifestations culturelles et festives fleurissent partout. Histoire médiévale, spectacles vivants, animations patrimoniales, concerts, festivals et fêtes de village transforment chaque week-end en rendez-vous convivial.
Les 14 juillet et 15 août demeurent les grands piliers de l’été français, tandis que les vacanciers profitent d’une parenthèse dont ils oublient parfois qu’elle doit beaucoup aux 90 ans des congés payés.
Les vacanciers, eux, profitent aussi de cette parenthèse estivale, parfois sans se souvenir qu’ils célèbrent indirectement les 90 ans des congés payés — une invention qui a sans doute fait plus pour la joie collective que bien des réformes.
Cette année, Est-Charente s’apprête à célébrer ses 30 ans avec sérénité. Dans un contexte parfois agité, nous restons convaincus de notre utilité locale. Certains nous soutiennent, d’autres nous critiquent ou nous oublient, mais nous conservons ce qui fait notre force : le sourire, même lorsque l’actualité ou le thermomètre s’emballent.
Gardons confiance en l’avenir de notre belle région et continuons à la faire vivre.
Bonnes vacances et belles sorties à tous… et surtout, faites de vos rêves une réalité.


