Édito

Chronique d’un tsunami annoncé

Une économie mondiale sous tension

Imaginez le monde comme un immense océan économique. Habituellement rythmé par des marées prévisibles entre croissance et ralentissement, il ressemble aujourd’hui à une mer en pleine tempête. Les tensions au Moyen-Orient, entre Israël, l’Iran et les États-Unis, agitent les marchés, font bondir les prix du pétrole et transforment chaque passage à la pompe en loterie géopolitique.

Dans cette houle mondiale, Donald Trump navigue à coups de messages numériques, changeant régulièrement de cap dès qu’un sujet sensible menace de revenir au premier plan. Chaque déclaration politique agit désormais comme un coup de vent supplémentaire sur une économie déjà sous pression.

Pendant ce temps, l’OPEP ressemble de plus en plus à un vieux navire maintenu à flot par des équilibres fragiles et des intérêts divergents. Le système du pétrodollar s’effrite, les puissances pétrolières jouent chacune leur propre partition, et le marché mondial devient un océan multipolaire où chacun tente de garder le contrôle de sa zone d’influence.

Dans cette tempête, la France semble emportée et risque d’être entrainée malgré sa volonté à prendre part à cette guerre dont nous n’avons pas grand-chose à gagner. Elle a déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle et la frégate Languedoc en Méditerranée pour protéger ses alliés et ses intérêts face à l’embrasement au Moyen-Orient, avec une escorte de Rafale et des moyens antiaériens.

Une France en quête de cap politique

À un an de l’élection présidentielle, la gauche est entrée de plain-pied dans la campagne présidentielle à la faveur de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon. Personne n’en doutait, mais la sortie du leader insoumis accélère le rythme et fait office de sérieux avertissement pour ses concurrents à gauche.
Pendant que Marine Le Pen et Jordan Bardella se tiennent prêts, qu’Édouard Philippe avance ses pions et que la gauche ne trouve pas de vrai terrain d’entente. Aucun projet réelle et clair ne semble se dessiner, que valent les débats microscopiques sur les contours et la date d’une éventuelle primaire ou les tergiversations socialistes sur la méthode de désignation ?
La pression est d’autant plus grande sur le reste de la gauche que le leader insoumis ambitionne précisément de (re)conquérir les sympathisants venus du communisme, de l’écologie populaire ou d’autres chapelles de la gauche, qui ont déjà fait son succès en 2022.

Dans cette tempête, la France cherche un vrai chef, capable de barrer et de proposer un vrai cap pour un futur proche. Les forces vives sont fatiguées, usées et le tsunami économique qui se dessine sera ravageur, les entreprises étouffent grandes ou petites, les emplois de beaucoup sont menacés et à peine sortie de l’arrière COVID. Le temps presse et l’espace se réduit.

La crainte d’un tsunami économique

En plus de fragilité économique, il règne la crainte de ce nouveau virus Hantavirus que les compagnies de croisières ont laissés se propager par inconscience ou insouciance

Pendant que le monde regarde les secousses géopolitiques et les vagues économiques approcher comme un mauvais bulletin météo maritime, la France, elle, a décidé d’ajouter sa propre houle présidentielle au paysage. À un an de l’élection, la gauche ressemble moins à une flotte coordonnée qu’à une régate où chaque capitaine explique qu’il connaît parfaitement la route… tout en ramant dans une direction différente. Une chose est sûre : nous aurons un nouveau capitaine, ce qui l’est moins qui et vers quel cap ? Celui qui passera la ligne de départ en premier devra atteindre rapidement une vitesse de croisière et savoir écoper.

Dans cet océan devenu imprévisible, la peur n’est plus seulement celle d’une simple tempête économique, mais d’un véritable tsunami lent : une succession de vagues politiques, énergétiques et financières capables de redessiner durablement les équilibres mondiaux. Et pendant que les dirigeants ajustent les voiles, les citoyens surveillent surtout leur portefeuille comme on observe un rivage menacé par la montée des eaux.

En Est Charente la ligne de départ a été franchi pour la prochaine course à la députation et aux sénatoriales, chacun est omniprésent se montre toutes voiles dehors, barrant de droite de gauche afin de drainer le plus large possible d’électeurs dans ses filets. Le combat sera serré et les intérêts et les régatiers nombreux, parfois au risque de trop dilué leur électorat et de faire perdre leur partie, s’ils sont d’ailleurs en adéquation avec…

Le monde associatif et les réalités locales

Le monde associatif bouge et chacun semble pleurer sur son avenir et oubli que le problème actuel n’est pas seulement le leur et ce mois-ci je reste avec un goût amer de « soutenez nous, nous en avons besoin… » Pour nous, Est Charente, nous pourrions en demander autant et lorsque je vois certaines structures soutenue et subventionnée alors qu’elles sont privées et que leur maison maire sous-traitante sont de grosse structure hyper bénéficiaire, cela me révolte et me laisse penser que nous, petite structure indépendante, nous devons aller voir ailleurs et parfois disparaître. On ne se rend compte de l’importance des choses qu’après les avoir perdues. Je ne parle pas de Total mais de bénéfices français fait en France sur des fonds souvent public… Les élus n’ont pas encore pris conscience de cela, j’espère… (un doux rêve) que cela changera…

Est Charente face aux défis du territoire

Les petites associations ont toutes les peines du monde à boucler leur budget et leur seul revenu c’est le dynamisme de leurs équipes vieillissantes. Il est vrai qu’Est Charente à 30 ans c’est vieux pour une entreprise locale…

Résumé
Chronique d’un tsunami annoncé : économie, politique et tensions mondiales
Article
Chronique d’un tsunami annoncé : économie, politique et tensions mondiales
Description
Entre tensions géopolitiques, économie fragilisée et présidentielle en approche, l’édito d’Est Charente livre une analyse sans détour du climat actuel.
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Est Charente
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